Un dernier jour à vivre, une présence de trop sur la liste, sur le point d'en finir,
Elle est là dans ma main, poussière du rêve, ma tête en sera envahie, sur le point de mourir,
Trop jeune pour supporter tout ça, dix-huit ans et déjà martyre, sur le point de me faire punir,
Derrière moi une famille, mais pas d'avenir, une fin qui se fait envier, un corps sur le point de périr.
Sur la table, la cendre de la mort m'appelle, une dernière matinée, sûrement mes dernières heurs,
Mon père me tends les bras, une aspiration, personne ne me manquera,
Dans ma tête tout est flou, une sensation de bien être se fait sentir, tout me restera,
Le mieux serait d'écrire mes dernières pensées, laisser une illusion du bonheur.
J'écris le peut qui me viens à l'esprit, tout est vague, je n'écris pas droit,
Pour que personne n'oublie ce que j'ai fait, quelques mots pour dire mes dernières volontés,
Une envie soudaine de voir mes proches, et de garder la foi,
Aucun regret, Maman me comprendra, une envie de le rejoindre depuis des années,
Plus envie d'en rêver, trop temps sans lui, je ne veux que le retrouver.
Un dernier jour à vivre, sur mon lit, allongé, pétrifié, le regard vague,
J'ai voulu avoir une vie différente de celle qui m'était donnés,
Dieu m'a donné la vie, et me la reprendra, la vie est une blague,
J'avais tendance à croire ce qu'on me disait, jusqu'à y tomber,
Flocons du bonheur, tout ce que tu as fais n'est que mon malheur,
Coupable d'y avoir cru, j'en suis désormais prisonnier,
Trop naïf pour la refuser, je voulais juste faire comme les autres,
À me croire si invincible, j'ai trouver ici mes limites,
Je pense ce soir en finir, dix-huit ans et déjà ruiné,
Jeune et déjà à la rue, je suppose l'avoir mériter,
Voler pour pouvoir en respirer, la paillette des stars va me tuer.
Aller approche faucheuse, je ne me débattrai pas, des particules blancs sous les ongles,
Dans quelques temps la colombe des riches aura un nouveau nom sur son calepin,
Instant de recueillement avant la chute, une dernière pensée à celle qui m'a mis au monde,
Étrange sensation, je ne vois pas la lumière, je m'entend plus rien,
Une seconde vie d'errance, dans un monde sans vices, c'est à la cocaïne que je fais ma dernière révérence.